Le 18 septembre 2026, la classe Sciences et Patrimoine s'est rendue aux anciennes Tanneries d'Autun pour visiter la deuxième édition de la Biennale d'art contemporain, intitulée « Natures ». Encadrés par Martin Bruneau, Rémi Follis et Isabelle Thibaudet, les élèves y ont découvert des œuvres très variées — sculptures, vidéos, tableaux, photographies et performances — interrogeant chacune à sa manière la nature et la matière.
Plusieurs créations les ont particulièrement marqués. Johan Cote Gayffier travaille à partir d'une cire chauffée qui, en refroidissant, se fige en formes imprévisibles : c'est la matière elle-même qui devient créatrice. Valérie Sonnier, elle, explore la mémoire et le temps en mêlant les films Super 8 tournés par ses parents dans une maison de banlieue parisienne et les images qu'elle y a tournées des années plus tard, à hauteur de trottinette, pour retrouver son regard d'enfant. La vidéo est projetée non sur un écran, mais sur des parpaings, afin d'en conserver la patine.
Le Belge Thomas Chable présente une photographie en noir et blanc de la nature observée depuis une grotte, jeu subtil entre paysage, lumière et regard. Les élèves ont aussi été surpris par une porcelaine éclairée par l'arrière, portant des empreintes de maïs évoquant une peau de lézard, par une araignée composée de peaux de renard, de plumes et de bois, par « La Machine », qui évoque le premier ordinateur, ou encore par un ensemble de cravates suspendues symbolisant l'énergie.
Cette diversité a permis aux élèves de porter un autre regard sur la nature, la matière, les technologies et le temps. La visite faisait d'autant plus écho au fil conducteur de la classe, consacré cette année au patrimoine industriel et à la transformation de la matière, que le site des Tanneries est lui-même un témoin de la mémoire industrielle autunoise.
































































