vendredi 25 septembre 2026

25 septembre. À la découverte du patrimoine naturel, industriel et artistique d’Autun

Le vendredi 25 septembre, les élèves de la classe Sciences et Patrimoine se sont rendus au Muséum d’histoire naturelle Jacques de La Comble. La visite s’est déroulée en deux demi-groupes.

Le premier groupe a été accueilli par Alban Silvas, directeur adjoint du Muséum, pour une visite des collections consacrées à l’histoire géologique et naturelle de la région. Cette visite s’inscrit directement dans l’un des fils conducteurs de l’année : la découverte du patrimoine industriel local.

Les élèves ont notamment découvert la salle consacrée aux Télots, anciennes exploitations de schistes bitumineux qui ont profondément marqué l’histoire industrielle d’Autun. Ils ont également remonté plus de 300 millions d’années en arrière dans la salle des fossiles, à la découverte des végétaux et des animaux qui peuplaient alors les immenses forêts tropicales du Carbonifère.

Le parcours s’est poursuivi dans la salle des dinosaures, où les élèves ont notamment observé les célèbres empreintes laissées par les premiers dinosaures ayant parcouru la région au Trias, il y a plus de 200 millions d’années. Enfin, ils ont découvert les minéraux du Morvan et notamment l’autunite, célèbre minerai d’uranium radioactif dont le nom est directement lié à la ville d’Autun.

Pendant ce temps, le second groupe a découvert l’exposition « Merveilles choisies », guidé par Irène Verpiot.Présentée durant toute la durée du chantier du musée Rolin, cette exposition rassemble, dans trois salles du Muséum, une sélection de chefs-d’œuvre habituellement conservés au musée Rolin.

La première salle présente le projet panoptique : prison circulaire, palais de Justice et hôtel Rolin seront reliés par un niveau souterrain, tout en offrant un panorama à 360° sur la ville et en permettant de valoriser la très rare prison circulaire.

La deuxième salle est consacrée aux œuvres phares du musée Rolin. Les élèves ont notamment pu admirer le vase diatrète, le linteau de la Tentation d’Ève, la Nativité au cardinal Rolin ou encore la Vierge d’Autun.

Enfin, la troisième salle présente des tableaux majeurs datant du XVIIe au XXe siècle, parmi lesquels Anne Boleyn à la tour de Londres d’Édouard Cibot, La Prise de la tour de Malakoff d’Horace Vernet ou encore L’Après-midi de dimanche de Louis Charlot.

Les deux groupes ont ensuite inversé leur parcours afin que l’ensemble des élèves puisse bénéficier de ces deux approches complémentaires du patrimoine autunois.


Une découverte qui se poursuivra aux Télots

Cette première approche du patrimoine industriel sera prolongée dès la semaine prochaine. Le jeudi 1er octobre, les élèves se rendront directement sur le site des Télots pour approfondir leur découverte de cette ancienne exploitation de schistes bitumineux.

Ils bénéficieront d’une visite guidée menée par Jean-Philippe Passaqui, professeur d’histoire au lycée militaire d’Autun, et Alban Silvas, qui leur permettront de mieux comprendre l’histoire du site, son fonctionnement et son importance dans l’histoire industrielle du territoire autunois.

La classe poursuit ainsi son travail autour du patrimoine industriel local en croisant les approches scientifique, historique et patrimoniale.


 




































lundi 21 septembre 2026

Autun infos 20 septembre 2026

 La classe Sciences et Patrimoine à la découverte de l’exposition « Natures » :


Le 18 septembre 2026, la classe Sciences et Patrimoine s’est rendue aux anciennes Tanneries d’Autun pour découvrir la deuxième édition de la Biennale d’art contemporain, intitulée « Natures ». Cette exposition, consacrée au thème de la nature, s’est déroulée du 12 juillet au 16 août et a également proposé une semaine pédagogique destinée aux scolaires.

Encadrés par Martin Bruneau, Rémi Follis et Isabelle Thibaudet, les élèves ont pu découvrir des œuvres très variées : sculptures, vidéos, tableaux, photographies et performances, proposant chacune une manière différente d’interroger la nature et la matière.

Parmi les œuvres découvertes, celle de Johan Cote Gayffier a particulièrement retenu leur attention. L’artiste travaille notamment autour des technologies et d’une cire chauffée. La cire, lorsqu’elle refroidit et se fige, produit des formes et des dessins différents. Le geste de l’artiste laisse ainsi une part importante au hasard et aux transformations physiques de la matière : c’est la matière elle-même qui devient créatrice et produit le dessin.

Le travail de Valérie Sonnier a également permis aux élèves de découvrir une autre façon de travailler la mémoire et le temps. L’artiste associe des dessins à une œuvre vidéo construite à partir de deux époques de sa vie. Enfant, elle allait en vacances dans une maison de banlieue parisienne que ses parents avaient filmée en Super 8. Des années plus tard, elle est retournée dans cette maison abandonnée et l’a filmée à hauteur de trottinette, retrouvant ainsi le point de vue qu’elle pouvait avoir lorsqu’elle était enfant. Elle a ensuite mêlé les deux films. Refusant un écran traditionnel, elle a choisi de projeter la vidéo sur des parpaings, afin de conserver la patine et les traces du temps.

La photographie est également présente avec une œuvre de Thomas Chable, artiste belge. Une photographie en noir et blanc montre la nature observée depuis une grotte, jouant sur le rapport entre le paysage, la lumière et le regard.

D’autres œuvres ont surpris les élèves, notamment une création en porcelaine portant des empreintes de maïs et éclairée par l’arrière. Les motifs ainsi révélés peuvent évoquer une peau de lézard.

L’exposition présente également une œuvre ressemblant à une araignée, réalisée à partir de peaux de renard, de plumes d’oiseaux et de morceaux de bois. 

Les élèves ont enfin découvert « La Machine », qui évoque le premier ordinateur, ainsi qu’un ensemble de cravates suspendues ou disposées au sol, représentant l’énergie.

À travers cette grande diversité de créations, l’exposition « Natures » a permis aux élèves de porter un autre regard sur la nature, la matière, les technologies et le temps. Une découverte qui fait particulièrement écho au fil conducteur de la classe Sciences et Patrimoine consacré cette année au patrimoine industriel et à la transformation de la matière.

La visite a également permis aux élèves de découvrir les anciennes Tanneries d’Autun, témoins du patrimoine industriel local. Le site fait ainsi le lien entre mémoire industrielle, création artistique et transformation des matières.



samedi 19 septembre 2026

Vendredi 18 septembre : La classe Sciences et Patrimoine à la découverte de l’exposition « Natures » .

 Le 18 septembre 2026, la classe Sciences et Patrimoine s'est rendue aux anciennes Tanneries d'Autun pour visiter la deuxième édition de la Biennale d'art contemporain, intitulée « Natures ». Encadrés par Martin Bruneau, Rémi Follis et Isabelle Thibaudet, les élèves y ont découvert des œuvres très variées — sculptures, vidéos, tableaux, photographies et performances — interrogeant chacune à sa manière la nature et la matière.

Plusieurs créations les ont particulièrement marqués. Johan Cote Gayffier travaille à partir d'une cire chauffée qui, en refroidissant, se fige en formes imprévisibles : c'est la matière elle-même qui devient créatrice. Valérie Sonnier, elle, explore la mémoire et le temps en mêlant les films Super 8 tournés par ses parents dans une maison de banlieue parisienne et les images qu'elle y a tournées des années plus tard, à hauteur de trottinette, pour retrouver son regard d'enfant. La vidéo est projetée non sur un écran, mais sur des parpaings, afin d'en conserver la patine.


Le Belge Thomas Chable présente une photographie en noir et blanc de la nature observée depuis une grotte, jeu subtil entre paysage, lumière et regard. Les élèves ont aussi été surpris par une porcelaine éclairée par l'arrière, portant des empreintes de maïs évoquant une peau de lézard, par une araignée composée de peaux de renard, de plumes et de bois, par « La Machine », qui évoque le premier ordinateur, ou encore par un ensemble de cravates suspendues symbolisant l'énergie.


Cette diversité a permis aux élèves de porter un autre regard sur la nature, la matière, les technologies et le temps. La visite faisait d'autant plus écho au fil conducteur de la classe, consacré cette année au patrimoine industriel et à la transformation de la matière, que le site des Tanneries est lui-même un témoin de la mémoire industrielle autunoise.