samedi 19 septembre 2026

Vendredi 18 septembre : La classe Sciences et Patrimoine à la découverte de l’exposition « Natures » .

 Le 18 septembre 2026, la classe Sciences et Patrimoine s'est rendue aux anciennes Tanneries d'Autun pour visiter la deuxième édition de la Biennale d'art contemporain, intitulée « Natures ». Encadrés par Martin Bruneau, Rémi Follis et Isabelle Thibaudet, les élèves y ont découvert des œuvres très variées — sculptures, vidéos, tableaux, photographies et performances — interrogeant chacune à sa manière la nature et la matière.

Plusieurs créations les ont particulièrement marqués. Johan Cote Gayffier travaille à partir d'une cire chauffée qui, en refroidissant, se fige en formes imprévisibles : c'est la matière elle-même qui devient créatrice. Valérie Sonnier, elle, explore la mémoire et le temps en mêlant les films Super 8 tournés par ses parents dans une maison de banlieue parisienne et les images qu'elle y a tournées des années plus tard, à hauteur de trottinette, pour retrouver son regard d'enfant. La vidéo est projetée non sur un écran, mais sur des parpaings, afin d'en conserver la patine.


Le Belge Thomas Chable présente une photographie en noir et blanc de la nature observée depuis une grotte, jeu subtil entre paysage, lumière et regard. Les élèves ont aussi été surpris par une porcelaine éclairée par l'arrière, portant des empreintes de maïs évoquant une peau de lézard, par une araignée composée de peaux de renard, de plumes et de bois, par « La Machine », qui évoque le premier ordinateur, ou encore par un ensemble de cravates suspendues symbolisant l'énergie.


Cette diversité a permis aux élèves de porter un autre regard sur la nature, la matière, les technologies et le temps. La visite faisait d'autant plus écho au fil conducteur de la classe, consacré cette année au patrimoine industriel et à la transformation de la matière, que le site des Tanneries est lui-même un témoin de la mémoire industrielle autunoise.































vendredi 11 septembre 2026

AP maths avec Mr Viennot .Statistiques sur les énergies fossiles en lien avec le fil conducteur "le patrimoine industriel"










 

11 septembre.AP arts plastiques avec Mr Follis

 Au XIXe siècle, la photographie est balbutiante. Des tableaux sont placés dans les maisons bourgeoises.

Mais c’est une peinture très codifiée : il s’agit de la peinture académique. Elle est enseignée dans les écoles des Beaux-Arts et les artistes présentent leurs œuvres aux Salons. Des jurys décident quels tableaux peuvent être exposés au Salon. Si un artiste n’y est pas admis, il a très peu de chances de vendre ses tableaux.

Le Salon est un lieu très bourgeois. Ces salons sont néanmoins ouverts à tous et gratuits.

La peinture doit être parfaitement maîtrisée, lisse et très réaliste. Les genres qui rencontrent le plus de succès sont la peinture d’histoire, la peinture religieuse et la peinture mythologique.

La colonisation apporte de nouveaux territoires qui inspirent les peintres. On voit également se développer un mouvement orientaliste.

Certains peintres se font refuser leurs œuvres au Salon, mais ils continuent malgré tout à travailler et à exposer autrement.

À la fin du XIXe siècle, l’invention du tube de peinture facilite le travail en extérieur. Les peintres peuvent désormais se déplacer plus facilement et peindre directement dans la nature. L’invention du train permet notamment aux artistes parisiens de se rendre à la campagne.

Ce sont les peintres naturalistes, qui cherchent à représenter la réalité. On retrouve beaucoup de paysages, mais également des scènes de la vie paysanne.

De cette vague apparaît notamment Courbet. Il essaie de rentrer dans les Salons et y parvient avec un tableau intitulé L’Enterrement à Ornans, qui mesure environ 3,15 m sur 6,68 m. Mais son tableau fait scandale.

Il est ensuite refusé dans les Salons. Il décide alors de monter lui-même un pavillon et d’y organiser ses propres expositions.

Il est finalement obligé de s’exiler en Suisse dans le contexte de la Commune.


Les élèves ont pour objectif de reproduire à leur façon le tableau "l'enterrement" et "l'atelier du peintre" de Courbet. Aujourd'hui , ils ont fait le fond du tableau...















samedi 5 septembre 2026

Vendredi 4 septembre. Deuxième séance d'EAC. Une visite exceptionnelle avant le début des travaux du projet « Panoptique – Musée Rolin »

Les 28 élèves de la classe Sciences et Patrimoine du lycée Bonaparte ont eu la chance de pénétrer dans la prison panoptique d’Autun avant le début des importants travaux qui transformeront prochainement le site dans le cadre du projet « Panoptique – Musée Rolin ».

 

Construite vers 1855-1856 pour remplacer l’ancienne prison du tribunal devenue trop vétuste, la maison d’arrêt a accueilli ses premiers détenus en 1856. Elle a fonctionné jusqu’aux années 1950, avant d’être désaffectée et utilisée comme lieu de stockage, puis comme parking. Elle a finalement été acquise par la Ville d’Autun.

Une prison conçue pour surveiller :

La particularité du bâtiment réside dans son architecture panoptique, inspirée des théories du philosophe britannique Jeremy Bentham. Sa forme circulaire permettait à un surveillant, installé dans une tour centrale, de garder sous contrôle l’ensemble des cellules.

La prison était destinée principalement aux détenus de droit commun, notamment les vagabonds et les voleurs. Elle a également connu des périodes plus sombres de l’histoire, puisqu’elle fut utilisée comme prison politique pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’ensemble est constitué de deux bâtiments : un bâtiment administratif rectangulaire, surmonté de l’ancien logement des gardiens, et un bâtiment circulaire destiné aux cellules. Ce dernier comporte trois niveaux, environ 47 cellules et un toit-terrasse accueillant huit cours de promenade.

Un patrimoine au cœur d’un vaste chantier :

Protégée au titre des monuments historiques depuis 2017, la prison panoptique constitue aujourd’hui l’un des éléments majeurs du futur Panoptique – Musée Rolin.

Le projet prévoit notamment la création d’un étage panoramique au sommet de la prison, offrant une vue à 360° sur Autun. Mais avant le début du chantier, d’importantes fouilles archéologiques ont du  être réalisées autour du bâtiment.

Les archéologues ont en effet exploré le sous-sol jusqu’à sept mètres de profondeur, afin d’atteindre les couches les plus anciennes de la ville, notamment celles correspondant à l’époque romaine.

Cette opération a permis de mieux comprendre l’histoire d’Autun, véritable ville stratifiée, dont les différentes constructions et transformations ont laissé leurs traces dans le sol : bâtiments antiques, vestiges médiévaux, remblais, effondrements et reconstructions successives se sont accumulés au fil des siècles.

Cette découverte de la prison fut suivie par celle du musée  Rolin vide. 

Pour les élèves de Sciences et Patrimoine, ces 2 visites constituèrent donc une occasion rare de découvrir deux lieux chargés d’histoire juste avant leur transformation et de mesurer concrètement l’importance de préserver les traces du passé.

Et heureusement, les 28 élèves se sont montrés particulièrement sages pendant la visite : aucun n’a finalement terminé au mitard !