samedi 7 novembre 2026

Bilan de l'AP en mathématiques

 Quand les maths racontent l’ère des énergies fossiles :

Au cours de l’année scolaire 2026-2027, les élèves de la classe Sciences et Patrimoine travaillent sur le thème du patrimoine industriel local, en particulier autour de l’histoire de l’exploitation des énergies fossiles en Bourgogne. Ce projet leur permet de découvrir les richesses économiques, sociales et techniques de leur territoire, tout en s’interrogeant sur les enjeux énergétiques actuels.

Ce fil conducteur se construit de manière transdisciplinaire. En mathématiques, les élèves ont exploité avec Mr Viennot des données statistiques sur la production et la consommation des énergies fossiles.

Pourquoi parler d’énergies fossiles quand on étudie le patrimoine industriel ? Parce que les usines, les mines et les fabriques d’hier ont fonctionné grâce au charbon, au pétrole et au gaz, et que ces énergies façonnent encore notre quotidien. 

*Comprendre et mesurer. Les élèves ont d’abord mené une recherche documentaire : types d’énergies fossiles, formation, usages, localisation des ressources, inconvénients et alternatives. Puis il a fallu apprendre à les mesurer. Ils ont converti des joules en kilowattheures et en tonnes équivalent pétrole, comparé la consommation d’un Français à celle du corps humain, et analysé le mix électrique de la France, de l’Allemagne, de l’Espagne et du monde à l’aide de fractions. Ils ont aussi calculé l’empreinte carbone d’un lycée de 1 000 élèves, pour se demander quel poste traiter en priorité, et à quel prix.

*Confronter les modèles au réel. Deuxième étape, la plus parlante : l’étude des prix du gazole en France métropolitaine, de janvier 2015 à août 2026, à partir des données de l’INSEE. Les élèves ont calculé des moyennes annuelles, des variations absolues et relatives, des taux d’évolution. La courbe raconte l’histoire récente : creux au printemps 2020 pendant le confinement, flambée en 2022, puis nouvelle hausse brutale début 2026. Le litre, qui valait 1,13 € en janvier 2015, atteint 2,21 € en août 2026, soit presque le double. Les élèves ont dû chercher les causes économiques et géopolitiques de ces variations.

*Un enjeu pour l’État. Les taxes représentaient 56,4 % du prix du litre en 2015 et 49,3 % en 2025, alors que les volumes vendus sont passés d’environ 51 à 32 millions de mètres cubes. Les élèves ont calculé l’évolution des recettes fiscales, puis estimé celles de 2026 avec une consommation en baisse de 7,3 %. Ils ont ainsi découvert un paradoxe : moins consommer de gazole est bon pour le climat, mais cela réduit aussi les rentrées de l’État.

*Modéliser. Place enfin aux fonctions. La consommation de pétrole d’un pays qui s’engage à la réduire a été modélisée par une fonction affine, représentée graphiquement. Les élèves ont constaté qu’une baisse régulière en valeur absolue n’est pas une baisse régulière en pourcentage. Autre question très concrète : chauffer sa maison au fioul ou avec une pompe à chaleur ? L’installation coûte plus cher, mais la facture annuelle est plus faible. En résolvant une équation, ils ont trouvé le moment où la pompe à chaleur devient plus économique.

Au fil des séances, un même message est ressorti : les sciences et les mathématiques ne servent pas qu’à calculer, elles aident à comprendre le monde, à débattre et à décider. Le patrimoine industriel, lui, rappelle que chaque époque a eu ses énergies, et que la nôtre est en train de changer.























vendredi 6 novembre 2026

Quand les élèves de Sciences et Patrimoine revisitent les tableaux de Gustave Courbet !

 Dans le cadre de leur accompagnement personnalisé en arts plastiques, les élèves de la classe Sciences et Patrimoine ont travaillé avec Mr Follis cette année autour de Gustave Courbet. Ce projet prend tout son sens avec le voyage de fin d'année prévu au mois de mai à la Saline royale d'Arc-et-Senans et à Ornans. À cette occasion, l'ensemble de la classe aura en effet le plaisir de découvrir le musée Courbet, installé dans la ville natale du peintre. Ce travail artistique constitue donc une belle préparation à cette visite, en permettant aux élèves de mieux connaître l'artiste et ses œuvres avant de les découvrir en original.

Au XIXe siècle, Gustave Courbet (1819-1877) s'impose comme l'une des grandes figures du réalisme en peinture. Refusant d'idéaliser la réalité, il choisit de représenter le monde qui l'entoure, les hommes et les femmes de son époque, avec leurs expressions, leurs attitudes et leur personnalité. Ses œuvres, souvent de grands formats, accordent une place importante aux personnages et aux scènes de la vie quotidienne.

Après avoir étudié deux de ses œuvres majeures, L’Atelier du peintre et Un enterrement à Ornans, les élèves se sont à leur tour glissés dans la peau de l'artiste. Ils ont d'abord observé attentivement les différents personnages représentés dans ces tableaux avant de réaliser leurs propres compositions.




Mais ils ne se sont pas contentés de reproduire les œuvres originales ! Ils en ont proposé une interprétation personnelle, nourrie de leur propre univers et de leurs centres d'intérêt : références historiques et politiques, clins d'œil à l'actualité, animaux, personnages de jeux vidéo… On y reconnaît notamment Donald Trump, mais aussi leur professeure principale, Mme Thibaudet, qui a elle aussi trouvé sa place parmi les personnages !

Les élèves ont ensuite poursuivi leur travail en mettant en couleur les visages des différents personnages. Chacun s'est appliqué à restituer les traits et les expressions des figures choisies, en prêtant attention aux détails et aux nuances.

Au fil de leurs réalisations, ils ont ainsi donné une nouvelle vie aux tableaux de Courbet, en mêlant l'univers du peintre à leur propre imaginaire. Une façon originale de s'approprier ces deux grandes œuvres tout en faisant dialoguer le XIXe siècle avec le monde d'aujourd'hui, avant de retrouver Courbet à Ornans au mois de mai !