dimanche 31 mai 2026

Un lieu exceptionnel pour une soirée magique

 




















Félicitations à ces acteurs amateurs exceptionnels !

 















Retour sur la nuit des musées Bis 30 mai

 Un public particulièrement nombreux s'est pressé au musée Lapidaire ce samedi 30 mai pour assister à la « Nuit des musées BIS » organisée par la classe Sciences et Patrimoine du lycée Bonaparte. Les quatre saynètes présentées autour des « paysages sonores » ont remporté un franc succès, et les élèves ont brillamment maîtrisé leurs prestations. Ils avaient été préparés et guidés en amont par Eulalie Torres et Plantin Lo Joglar, artistes de la compagnie théâtrale Arc en Scène ainsi que deux de leurs professeures Virginie Leclerq et Isabelle Thibaudet.

Une collaboration inédite a marqué cette édition : une dizaine d'écoliers de CM1-CM2 de l'école du Parc, classe d’Isabelle Hofmann, se sont joints aux lycéens, après avoir participé depuis septembre au même projet pédagogique.

Un parcours riche en découvertes avait préparé cette soirée. Le service du patrimoine d'Autun avait d'abord guidé les jeunes participants à travers le quartier médiéval en septembre. L'univers sonore de la cité entre le XIIᵉ et le XVᵉ siècle leur avait ensuite été révélé : résonance des enclumes sous les coups des forgerons, brouhaha des marchés, mélodies sacrées et carillons de la cathédrale. Mylène Pardoen, archéologue du son, les avait initiés à sa discipline en novembre, puis Plantin lo Joglar leur avait fait découvrir l'univers musical médiéval et ses instruments d’époque au printemps.

Quatre tableaux sonores ont transporté les spectateurs dans l'Autun médiévale : 

• L'hôpital médiéval a pris vie avec les sœurs Guillaumette pas toujours très douces…, leurs malades et un apothicaire particulièrement maladroit qui a déclenché les rires. 

• Un tribunal extraordinaire a mis en scène des rats accusés de divers délits, brillamment défendus par leur avocat maître Chasseneuz.

• L'animation du parvis de la cathédrale a été restituée, entre bruits d'outils des artisans teinturiers, forgerons, tailleurs de pierre et les échanges avec un mendiant.

 • La Fête de l'Âne contemporaine a clôturé le spectacle, mêlant coutumes ancestrales, témoignages d'habitants gardiens de la mémoire locale, sans oublier l'apparition remarquée de Lulu, mascotte bien connue des Autunois !... Le public a participé avec enthousiasme à un concours de braiement, imitant à merveille le célèbre "hi-han" de l’âne.

Les trois séances programmées à 20h, 21h et 22h ont affiché complet. Cette immersion dans le patrimoine sonore a démontré avec brio que l'histoire ne se contemple pas uniquement... elle résonne aussi à nos oreilles !