lundi 23 mars 2026

Les élèves explorent plus d’un siècle d’histoire de la presse à travers les Archives départementales de Saône et Loire.

 Dans le cadre de la semaine à thème « La presse en Saône-et-Loire (1802-1933) », la classe Sciences et Patrimoine a participé à un atelier animé par Marie Maréchal et Guillaume Tribout, du service éducatif des Archives départementales de Saône-et-Loire.

Pendant une heure, les élèves ont été plongés dans l’histoire de la presse à travers l’étude de douze documents originaux, dont le plus ancien remontait à plus de deux siècles. Guidés par un questionnaire et un travail en groupe, ils ont pu retracer les grandes évolutions du journalisme entre le début du XIXᵉ siècle et les années 1930.

Les élèves ont d’abord découvert une presse étroitement contrôlée au début du XIXᵉ siècle. À cette époque, les articles devaient être favorables au gouvernement sous peine de censure. Ils ont notamment observé un exemplaire du Journal de Saône-et-Loire datant du 2 juillet 1826, dont la publication nécessitait l’autorisation du préfet. Ce journal, qui célèbre aujourd’hui ses 200 ans, visait à la fois à informer et à divertir ses lecteurs.

L’atelier a également permis de mettre en lumière l’évolution des contenus. À partir de 1848, apparaissent les feuilletons en bas de page, publiés en épisodes pour fidéliser le lecteur. Ce format a contribué à faire connaître des écrivains comme Émile Zola avant la publication de leurs romans. Les élèves ont aussi observé l’apparition progressive d’illustrations et de gravures dans des journaux comme L’Illustration, permettant d’attirer l’attention et de transmettre des messages, y compris auprès d’un public peu lettré.

Certains documents ont illustré les tensions politiques liées à la presse. Ainsi, un article du Progrès de Saône-et-Loire a conduit à l’interdiction définitive du journal, en raison de son appel à la résistance et à l’insurrection. À l’inverse, la loi du 29 juillet 1881 marque une étape majeure avec l’affirmation de la liberté de la presse, malgré un contrôle toujours exercé par les autorités.

L’étude de l’affaire Dreyfus a permis aux élèves de comprendre l’émergence d’une presse d’opinion à la fin du XIXᵉ siècle. Ils ont notamment analysé le célèbre « J’accuse » publié par Émile Zola dans L’Aurore le 13 janvier 1898, en défense du capitaine Alfred Dreyfus, injustement condamné. En parallèle, d’autres journaux exprimaient des positions opposées, révélant une presse profondément divisée.

Enfin, les élèves ont découvert deux articles de 1933 consacrés à Adolf Hitler. L’un, publié dans La Gueule Noire, utilise la caricature pour dénoncer violemment le régime nazi et son idéologie antisémite. L’autre, paru dans L’Illustration, adopte une approche plus journalistique à travers un reportage dénonçant la dictature en Allemagne. Ces deux exemples montrent que, selon le public visé, les journaux peuvent traiter un même sujet de manière très différente.

À travers cet atelier, les élèves ont ainsi parcouru plus de 130 ans d’histoire de la presse. Ils ont pu mesurer l’évolution de sa liberté, la diversification de ses formes — du texte à l’image — ainsi que l’émergence d’une presse d’opinion, marquée par les caricatures et les reportages. Une immersion enrichissante pour mieux comprendre le rôle essentiel des médias dans la société.









































vendredi 20 mars 2026

vendredi 20 mars. Répétition Numero 1. Nuit des Musées

 Les répétitions pour la nuit des musées qui aura lieu le 30 mai prochain...c'est parti...
Au programme 4 saynètes autour des paysages sonores au Moyen-Âge.

















 

samedi 14 mars 2026

Vendredi 13 mars.Sortie cathédrale et cellier du chapitre.La mascotte de la sortie



 

Vendredi 13 mars.Cellier du chapitre.Un extrait de la prestation de Plantin le Joglar dans le cadre de l'EAC "paysages sonores"


 

Vendredi 13 mars.Dernière séance EAC "paysages sonores"

 

Des élèves à la découverte de la musique médiévale à Autun

Dans le cadre d’un parcours artistique et culturel commun autour du son et plus particulièrement de la musique médiévale, 70 élèves ont participé à une sortie pédagogique dans les hauts quartiers d’Autun. Les élèves de la classe Sciences et Patrimoine étaient accompagnés d’élèves de 5ᵉ du Collège de la Châtaigneraie et d’une classe de CM1-CM2 de l’école du Parc.

La visite s’est déroulée en deux groupes. Les premiers sont partis dans la cathédrale accompagnés d’Anne Larcelet à la recherche des instruments de musique représentés dans les chapiteaux et les vitraux de la cathédrale, découvrant ainsi l’importance de la musique dans l’iconographie médiévale.

Ils ont appris qu’au Moyen Âge on distinguait trois formes de musique : la musique céleste, liée au monde divin et souvent représentée par des anges ; la musique humaine, produite par la voix ; et la musique instrumentale. À une époque où la majorité de la population ne sait pas lire, le son et l’image jouent un rôle essentiel pour transmettre récits et enseignements. Les cathédrales deviennent alors de véritables livres de pierre et de verre.

Pendant ce temps, l’autre groupe encadré par Irène Verpiot assistait au cellier du chapitre à l’intervention du musicien et médiateur Plantin le joglar, qui a présenté l’évolution de la musique médiévale et fait découvrir plusieurs instruments de musique anciens comme la citole, la lyre, la harpe, la vielle à archet ou le luth, à travers une démonstration musicale très appréciée par les élèves.