vendredi 11 septembre 2026

AP maths avec Mr Viennot .Statistiques sur les énergies fossiles en lien avec le fil conducteur "le patrimoine industriel"










 

11 septembre.AP arts plastiques avec Mr Follis

 Au XIXe siècle, la photographie est balbutiante. Des tableaux sont placés dans les maisons bourgeoises.

Mais c’est une peinture très codifiée : il s’agit de la peinture académique. Elle est enseignée dans les écoles des Beaux-Arts et les artistes présentent leurs œuvres aux Salons. Des jurys décident quels tableaux peuvent être exposés au Salon. Si un artiste n’y est pas admis, il a très peu de chances de vendre ses tableaux.

Le Salon est un lieu très bourgeois. Ces salons sont néanmoins ouverts à tous et gratuits.

La peinture doit être parfaitement maîtrisée, lisse et très réaliste. Les genres qui rencontrent le plus de succès sont la peinture d’histoire, la peinture religieuse et la peinture mythologique.

La colonisation apporte de nouveaux territoires qui inspirent les peintres. On voit également se développer un mouvement orientaliste.

Certains peintres se font refuser leurs œuvres au Salon, mais ils continuent malgré tout à travailler et à exposer autrement.

À la fin du XIXe siècle, l’invention du tube de peinture facilite le travail en extérieur. Les peintres peuvent désormais se déplacer plus facilement et peindre directement dans la nature. L’invention du train permet notamment aux artistes parisiens de se rendre à la campagne.

Ce sont les peintres naturalistes, qui cherchent à représenter la réalité. On retrouve beaucoup de paysages, mais également des scènes de la vie paysanne.

De cette vague apparaît notamment Courbet. Il essaie de rentrer dans les Salons et y parvient avec un tableau intitulé L’Enterrement à Ornans, qui mesure environ 3,15 m sur 6,68 m. Mais son tableau fait scandale.

Il est ensuite refusé dans les Salons. Il décide alors de monter lui-même un pavillon et d’y organiser ses propres expositions.

Il est finalement obligé de s’exiler en Suisse dans le contexte de la Commune.


Les élèves ont pour objectif de reproduire à leur façon le tableau "l'enterrement" et "l'atelier du peintre" de Courbet. Aujourd'hui , ils ont fait le fond du tableau...















samedi 5 septembre 2026

Vendredi 4 septembre. Deuxième séance d'EAC. Une visite exceptionnelle avant le début des travaux du projet « Panoptique – Musée Rolin »

Les 28 élèves de la classe Sciences et Patrimoine du lycée Bonaparte ont eu la chance de pénétrer dans la prison panoptique d’Autun avant le début des importants travaux qui transformeront prochainement le site dans le cadre du projet « Panoptique – Musée Rolin ».

 

Construite vers 1855-1856 pour remplacer l’ancienne prison du tribunal devenue trop vétuste, la maison d’arrêt a accueilli ses premiers détenus en 1856. Elle a fonctionné jusqu’aux années 1950, avant d’être désaffectée et utilisée comme lieu de stockage, puis comme parking. Elle a finalement été acquise par la Ville d’Autun.

Une prison conçue pour surveiller :

La particularité du bâtiment réside dans son architecture panoptique, inspirée des théories du philosophe britannique Jeremy Bentham. Sa forme circulaire permettait à un surveillant, installé dans une tour centrale, de garder sous contrôle l’ensemble des cellules.

La prison était destinée principalement aux détenus de droit commun, notamment les vagabonds et les voleurs. Elle a également connu des périodes plus sombres de l’histoire, puisqu’elle fut utilisée comme prison politique pendant la Seconde Guerre mondiale.

L’ensemble est constitué de deux bâtiments : un bâtiment administratif rectangulaire, surmonté de l’ancien logement des gardiens, et un bâtiment circulaire destiné aux cellules. Ce dernier comporte trois niveaux, environ 47 cellules et un toit-terrasse accueillant huit cours de promenade.

Un patrimoine au cœur d’un vaste chantier :

Protégée au titre des monuments historiques depuis 2017, la prison panoptique constitue aujourd’hui l’un des éléments majeurs du futur Panoptique – Musée Rolin.

Le projet prévoit notamment la création d’un étage panoramique au sommet de la prison, offrant une vue à 360° sur Autun. Mais avant le début du chantier, d’importantes fouilles archéologiques ont du  être réalisées autour du bâtiment.

Les archéologues ont en effet exploré le sous-sol jusqu’à sept mètres de profondeur, afin d’atteindre les couches les plus anciennes de la ville, notamment celles correspondant à l’époque romaine.

Cette opération a permis de mieux comprendre l’histoire d’Autun, véritable ville stratifiée, dont les différentes constructions et transformations ont laissé leurs traces dans le sol : bâtiments antiques, vestiges médiévaux, remblais, effondrements et reconstructions successives se sont accumulés au fil des siècles.

Cette découverte de la prison fut suivie par celle du musée  Rolin vide. 

Pour les élèves de Sciences et Patrimoine, ces 2 visites constituèrent donc une occasion rare de découvrir deux lieux chargés d’histoire juste avant leur transformation et de mesurer concrètement l’importance de préserver les traces du passé.

Et heureusement, les 28 élèves se sont montrés particulièrement sages pendant la visite : aucun n’a finalement terminé au mitard !


















mardi 1 septembre 2026

Sciences et Patrimoine : les élèves découvrent les coulisses du futur Panoptique d’Autun

 Le mardi 1er septembre 2026, jour de la rentrée, les élèves de la classe Sciences et Patrimoine ont effectué leur première sortie de l’année. Ils se sont rendus au Palais de Justice d’Autun pour leur première séance d’un parcours d’éducation artistique et culturelle consacré au projet Panoptique d’Autun.

Pour cette première rencontre, Agathe Legros, directrice des musées et du patrimoine à la Ville d'Autun, est venue présenter aux élèves un projet qu’elle porte depuis plusieurs années. Lancé dès 2016, ce vaste chantier doit profondément transformer le musée et permettre sa réouverture au public à l’horizon 2030.

*Pourquoi transformer le musée Rolin ?

Avant d’aborder le projet Panoptique, Agathe Legros a présenté aux élèves le musée Rolin tel qu’il existait avant sa fermeture en 2022.

Installé dans l’hôtel Rolin, hôtel particulier construit au XVe de Nicolas Rolin et classé au titre des Monuments historiques, le musée abritait des collections particulièrement riches. Celles-ci couvrent plus de 2 000 ans d’histoire, depuis les mosaïques antiques, dont la célèbre mosaïque de Bellérophon, jusqu'aux œuvres du XXe siècle.

Mais le bâtiment était devenu trop exigu pour présenter correctement ces collections. Les œuvres étaient parfois à l’étroit et l’organisation du musée, avec ses nombreux escaliers, rendait également l’accès difficile aux personnes à mobilité réduite.

Autre limite : les œuvres étaient essentiellement accompagnées de petits cartels, sans véritable dispositif permettant aux visiteurs de comprendre leur histoire, leur contexte et leur importance.

Le projet doit donc permettre de mieux conserver, mieux présenter et mieux expliquer les collections du musée, tout en rendant le parcours accessible au plus grand nombre.


*Un projet qui réunit quatre bâtiment


Le futur Panoptique d’Autun – musée Rolin ne concernera pas uniquement l’hôtel Rolin. Le projet doit réunir quatre bâtiments et créer un parcours muséal continu.

Parmi eux figure l’ancienne prison panoptique, un bâtiment exceptionnel puisqu’il s’agit de la seule prison circulaire de ce type en France. Construite au XIXe siècle, elle est aussi classée Monument historique.

Le Palais de Justice constitue un autre élément du projet. Les élèves ont notamment découvert l’existence d’anciens cachots, utilisés jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. À terme, le bâtiment accueillera notamment des expositions temporaires.

Devant la prison se trouve également l’ancien pavillon des gardiens. La prison a échappé à plusieurs reprises à la destruction avant d’être utilisée comme garde-meuble. La ville a finalement racheté l’ensemble en 2002 et l’État a classé la prison au titre des Monuments historiques.

*Un parcours à travers 2 000 ans d’histoire

L’un des grands objectifs du projet est de permettre aux visiteurs de découvrir les collections sans rupture de parcours, de l’Antiquité au XXe siècle.

Les anciennes cours de promenade de la prison seront notamment transformées en centre d’interprétation numérique consacré à la ville d’Autun.

Au-dessus de la prison, un point de vue à 360 degrés permettra également d’observer la ville et de comprendre son organisation et son histoire depuis un emplacement exceptionnel.


*Les fouilles archéologiques bouleversent le projet

Avant le début des travaux, des fouilles archéologiques ont été menées sur le site. Des tranchées ont notamment permis de mettre au jour les vestiges d’un rempart datant du IVe siècle après J.-C.

Cette découverte a entraîné une modification du projet initial et a retardé le chantier de plus d’un an.

La verrière qui devait initialement couvrir une partie du projet a également été abandonnée au profit d’un auvent, conséquence notamment des contraintes patrimoniales et archéologiques du site.

Même classée Monument historique, la prison peut cependant être adaptée à ses nouvelles fonctions. Le pavillon des gardiens pourra ainsi être largement ouvert afin de créer l’entrée du futur musée.

*16 000 œuvres dans les réserves

La fermeture du musée a également permis de travailler sur les collections. Les salles du musée Rolin ont été vidées et les œuvres ont rejoint des réserves représentant environ 1 500 m².

1900 œuvres seront présentées dans le nouveau musée. Les deux tiers nécessitaient une restauration dont la moitié est déjà réalisée.

Environ 100 000 euros par an sont consacrés à ces restaurations. 

Au total, le musée conserve près de 16 000 œuvres, qui sont actuellement stockées dans les réserves. Certaines œuvres majeures peuvent néanmoins continuer à être découvertes par le public, notamment au Muséum d’histoire naturelle.

*Un chantier à 39 millions d’euros

Le projet Panoptique représente un investissement considérable : son coût global est estimé à environ 39 millions d’euros, comprenant notamment les travaux, les études, les architectes, les scénographes et la TVA.

La Ville d’Autun en finance environ 32 %, tandis que le reste repose sur différents partenaires : État, Région, Département, Europe, mécènes 

À terme, le nouveau musée devrait également bénéficier d'une équipe renforcée, passant d'environ 17 à 23 personnes.

L’objectif est aussi d’augmenter sensiblement la fréquentation : alors que le musée accueillait environ 20 000 visiteurs par an avant sa fermeture, le futur équipement vise jusqu’à 50 000 visiteurs annuels.

*Une première rencontre au cœur du patrimoine autunois

Pour les élèves de Sciences et Patrimoine, cette première sortie constitue donc une entrée particulièrement riche dans le thème de leur année consacré au patrimoine industriel et architectural local.

À travers la présentation d’Agathe Legros, ils ont pu comprendre qu’un musée ne se résume pas à ses œuvres : sa transformation nécessite de prendre en compte l’architecture, l’histoire, l’archéologie, la conservation, la restauration, l’accessibilité, la scénographie mais aussi les enjeux économiques et touristiques d’un territoire.

Cette première rencontre leur a surtout permis de découvrir l’envers du décor d’un chantier exceptionnel, qui doit transformer durablement le paysage culturel d’Autun.

Une première étape avant de nombreuses autres découvertes du patrimoine local qui jalonneront leur année de Sciences et Patrimoine.